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Du positif dans ce marasme ?

Du positif dans ce marasme ?

Avec 5 défaites consécutives, Cleveland arrivait face aux Mavericks en étant enfoncé dans une spirale négative impressionnante. Et comme souvent depuis une dizaine de jours, Cleveland a explosé en plein vol. Mais même si le score est humiliant (101-143), Cleveland était préparé à de telles performances et les points positifs sont multiples.

Déjà, Cleveland a réalisé son meilleur premier quart-temps depuis la défaite au buzzer face à Philadelphie. En jouant bien, en étant agressif, en partageant le ballon, Cleveland s’est accroché, ne se retrouvant mené au score que grâce à une réussite insolente des Mavericks, comme un présage de l’orage qui s’annonçait. Des shoots au buzzer en déséquilibre qui tombe dedans, des floaters qui rebondissent 14 fois sur l’arceau, bref, tout allait pour les Mavericks. Cleveland va mordre la poussière dès le second quart-temps, coulant sans jamais réussir à reprendre sa respiration alors que les Mavericks ont appuyé sur l’accélérateur tout au long du match, rentrant shoots contestés sur shoots contestés. Mais malgré ce match une nouvelle fois catastrophique à la table de marque, Cleveland a montré des (deux) choses intéressantes sur lesquelles on vous propose de revenir.

Cedi Osman, enfin un match référence en attaque

En premier lieu, l’utilisation de Cedi Osman. Bien plus utilisé en attaque, le turc a montré pourquoi Cleveland lui a proposé une extension de contrat de 30 millions sur les 4 prochaines saisons. 18 points, 4 rebonds et 3 passes plus tard, Cedi vient de montrer comment il doit être utilisé. Depuis le début de la saison, Osman était le joueur de l’effectif le moins utilisé offensivement, étant cantonné à un rôle de spot-up shooteur qui ne lui convient aucunement.

Hier soir, plus proche du rôle qui est le sien avec l’équipe nationale turque, Cedi a touché le ballon, il s’est montré agressif, a attaqué le panier et fait parler son potentiel de playmaker. Quelques passes bien senties, des drives fluides dans la peinture, un match plein et très intéressant qui doit servir de bases pour son futur au sein de cette équipe. Pourtant, les interrogations sont nombreuses sur sa place dans la rotation. Quand il joue comme ça, le turc est un titulaire indiscutable, pourtant, peut-il tenir autant le ballon tous les soirs en étant entouré de 3 autres gros porteurs de balle ? Si ce style de jeu le met en valeur et permet de mettre plus en avant les qualités de catch and shoot de Darius Garland, il existe une réelle interrogation sur la capacité des Cavaliers à reproduire ce genre de performances.

Je reste persuadé comme beaucoup que Cedi peut devenir LE sixième homme des Cavaliers. Une fois Dylan Windler de retour, il y a fort à parier que l’ancien joueur de Belmont intégrera le 5 majeur des Cavaliers. Excellent shooteur (43% de loin sur sa dernière saison universitaire), gros rebondeur et joueur très intelligent sans ballon (John Beilein le décrit comme le meilleur cutter de l’effectif), il aura un rôle important pour écarter le terrain pour Darius Garland et Collin Sexton, rôle que Osman est incapable d’accomplir à cause de son manque de fiabilité au tir extérieur. Surtout, avec le banc, Osman pourra porter le ballon plus souvent et, on l’espère, montrer à tous quel joueur il peut être.

Darius Garland, première au-dessus des 20 points

Avec son coéquipier turc, Darius aura été LA satisfaction de ce match. En réussite au shoot, il aura profité du garbage time pour être plus égoïste en attaque. Jouant plusieurs situations d’isolations, sans hésiter à dégainer de loin, il aura enfin rassuré les fans des Cavaliers sur sa capacité à scorer en NBA. Avec 23 points et 4 passes, il a tout simplement réalisé sa meilleure performance statistique dans ce début de saison. Surtout, l’attitude fut excellente, toujours incisif avec le ballon, en constante recherche de tirs, il aura montré de très belles choses.

Au final, il ne faut pas s’enflammer car le match a été très vite plié. Mais comme pour Cedi Osman, l’utilisation de Garland aura été bonne. Des shoots dans le corner (chose dont il avait été étonnamment sevré jusqu’ici), du catch and shoot, des drives conclus tout en finesse, bref une belle performance qui demande confirmation dès ce soir avec la réception des Blazers.

Cleveland doit apprendre à relever la tête

Après les 9 premiers matchs de la saison, Cleveland était content et il y avait des raisons d’être optimistes. Avec 4 victoires pour 5 défaites et une bagatelle de matchs accrochés jusqu’à la fin, les Cavaliers proposaient un contenu très satisfaisant. On se demandait même si la reconstruction n’allait pas beaucoup plus vite que prévu autour de la figure tutellaire de John Beilein.

Deux semaines plus tard, l’ambiance est différente. En enchaînant 5 très lourdes défaites, Cleveland a montré des signes inquiétants de faiblesses. Le manque de taille de l’effectif symbolisé par Darius Garland et Collin Sexton est criant. Dans sa raquette, Cleveland est incapable de contrôler la peinture et de limiter la réussite adverse, au rebond, les Cavaliers sont constamment en difficulté malgré les efforts monstrueux fournis par Tristan Thompson et Kevin Love. En attaque, le manque de shooteurs est une faiblesse majeure de l’animation offensive des Cavaliers, ces derniers étant incapables de shooter en sortie d’écran ou en sortie de dribble avec suffisamment de réussite pour pousser l’adversaire à effectuer des ajustements.

Mais au final, ne le savait-on pas longtemps à l’avance ? Cette équipe a été construite dans l’optique de récupérer des tours de draft et près de 50 millions de dollars sont payés à des joueurs qui ne les valent absolument pas. Au final, il n’y a rien d’étonnant à voir une équipe mal construite avoir du mal à rivaliser. Surtout, le calendrier des Cavaliers laissait entrevoir l’éventualité d’une telle série dès qu’il fut révélé. 7ème plus délicat de la ligue, il n’arrange en rien une équipe destinée depuis longtemps à naviguer dans les profondeurs du classement.

Au final, il va falloir être patient. John Beilein a toujours eu du mal pour ses premières saisons avec ses nouvelles équipes. Il faut du temps pour que tout le monde intègre les principes, les systèmes, que les automatismes se créent afin de pratiquer la free flow offense chère à l’ancien coach de West Virginia. Ce dernier le sait et il ne s’en inquiète pas plus que cela, se prendre des tannées est une normalité quand on est au début de la formation d’une nouvelle équipe, il n’y a rien d’anormal là-dedans.

Pour Larry Nance Junior, « le plus dur est de voir la lumière au bout du tunnel. Les matchs comme celui-ci sont durs car on se demande ce qui s’est bien passé pour nous.  C’est parfois dur de voir toutes les pièces s’assembler mais l’adage ‘Rome ne s’est pas construite un jour’ est vrai, il faut y aller pas à pas et prend les choses une à une ».

Le fiston de la légende des Cavs a raison. Le chemin est long, bien plus que ce que les premiers succès laissaient présager. Mais la franchise semble entre de bonnes mains et on ne pourra pas juger le bilan avant que le roster ne soit construit pour être compétitifs. Cette saison, on ne demandera rien aux Cavaliers en terme de résultats. Les victoires ne comptent pas, seule compte la manière dont les Cavs relèveront la tête, la façon dont ils grandiront dans les défaites qui s’annoncent nombreuses jusqu’à la fin de la saison.

Fan des Cavaliers depuis 2013, je cherche depuis une raison de m'accrocher à une équipe qui passe le plus clair de son temps à me détruire le cœur.

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