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Les Cavs renouent avec le succès

Les Cavs renouent avec le succès

Dans un match chaotique, copie conforme bien qu’aux rôles inversés de la défaite face à ces mêmes Pistons deux jours plus tôt, Cleveland aura trouvé quelques réponses aux nombreuses questions qui agitent l’équipe et le coaching staff. Après ce match, certains doutes semblent s’être dissipés et maintenant, il ne reste plus qu’à stabiliser l’équilibre trouvé en fin de match.

Nouvelle crise à Cleveland (la 85ème cette semaine)

Après un quatrième quart-temps catastrophique face aux Pistons mardi soir, l’ambiance était morose à Cleveland. Surtout que quelques heures plus tard, Adrian Wojnaroski, journaliste star d’ESPN, lâchait une nouvelle bombe sur un vestiaire ressemblant déjà plus à Bagdad qu’à une ville du Midwest américain. Lors d’une session vidéo, John Beilein aurait fait un lapsus cruel, traitant ses joueurs de « thugs » (que l’on traduit par « voyou » mais teinté d’une connotation raciste) au lieu de « slugs » ou « limaces ».

Dès que l’info sort, les médias s’enflamment et la crise oblige Koby Altman à annuler un voyage prévu pour aller observer des matchs NCAA afin qu’il puisse venir tirer au clair cette nouvelle situation délicate. Au contraire de ce qu’il se passe en Australie, l’incendie est très vite éteint, et à peine une quinzaine d’heures après l’article du Woj’, John Beilein est maintenu dans ses fonctions et reçoit le soutien de ses joueurs. Collin Sexton confirmant que le terme de « slugs » fait bel et bien partie du vocabulaire de son entraîneur et que ce dernier n’avait jamais voulu blesser ou heurter qui que ce soit.

Toujours est-il que cette nouvelle affaire ne faisait qu’envenimer une situation déjà bien tendue au sein du vestiaire de Cleveland. Embourbés dans une série de 5 défaites consécutives, les Cavaliers ont besoin de victoires et d’apporter des certitudes à leur jeu. Le 5 majeur notamment peine à développer une alchimie collective et le cas Collin Sexton pose de plus en plus questions, ce dernier étant régulièrement moqué sur les internets. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que la première période n’est toujours pas rassurante.

L’ennui avant l’extase

Seulement menés de 11 points au retour des vestiaires (50 – 61), Cleveland n’arrive à rien. Garland montre de belles choses mais oublie trop souvent les solutions que propose Kevin Love, Collin Sexton continue d’énerver avec quelques situations ignobles, pas aidé par une motivation et un mouvement off-ball complètement éteint. Alors qu’on voit une nouvelle défaite se profiler dans le sillage d’un Andre Drummond toujours monstrueux, John Beilein va faire LA rotation qui va changer le match.

Alors qu’il reste 3 minutes 21 dans le troisième quart-temps et que Cleveland est mené de 12 points (69 – 81), les Cavs se retrouvent avec une line-up Garland / Knight / Dellavedova / McKinnie / Thompson. Sous l’impulsion du duo de vétérans Knight – Dellavedova, l’attaque va se métamorphoser. Du jeu sans ballon, des cuts toujours agressifs, des successions d’écrans on et off-ball et une attaque qui respire à nouveau. Profitant de l’expérience et de l’énergie de ses mentors, Darius Garland va prendre le match à son compte et ramener les Cavaliers à 2 petits points des Pistons, scorant les 8 derniers points de la reprise.

La tendance va se poursuivre dans le quatrième quart-temps, les Cavaliers reprenant même l’avantage au score à un peu plus de 7 minutes du terme.  C’est aux alentours de ce moment du match que John Beilein va progressivement faire revenir ses titulaires. Et comme trop souvent, Cleveland perd son rythme, la balle bouge moins et Detroit recreuse l’écart. À 5 minutes du buzzer final, Cleveland est mené de 8 points (91 – 99) et une nouvelle défaite se profile alors. Même Kevin Love peine à convaincre et ne rentre qu’un seul de ses deux lancers.

Thompson, monstrueux d’intensité tout au long de la partie va remettre les Cavaliers à – 6 mais le score va stagner là pendant près de deux minutes. Jusqu’à ce que Darius Garland se réveille. Trouvé dès que possible par Kevin Love et Thompson sur les rebonds défensifs, le rookie va faire parler ses qualités de meneur de jeu. Un pick and fade de Love et Garland s’engouffre dans la défense avant de trouver Thompson pour le alley-oop. Sur la possession suivante, Drummond perd la balle et Garland envoie Sexton au touchdown avec une passe qui traverse tout le terrain. Juste ensuite, Sexton fait le bon mouvement et force la perte de balle de Derrick Rose, Garland récupère et sert Thompson en transition pour le dunk.

30 secondes, 3 possessions, 3 assists splendides de Garland et les Cavs sont de retour : 100 – 100. La fin de match sera tendue et, grâce à une superbe défense de McKinnie, de retour dans le roster grâce à un contrat de 10 jours, sur Rose, Cleveland force l’overtime.

La prolongation sera un condensé d’émotions, quelques mauvaises possessions (notamment de Sexton et Love) avant que Love d’abord puis Garland ne remettent les Cavaliers dans le droit chemin d’un magnifique lay-up. Les Cavs se feront peur (comme d’habitude) mais Love et Tristan assureront les dernières possessions afin de commencer ce long road-trip de la plus belle des manières.

Tout ne fut pas beau. Mais au travers de cette victoire, Cleveland a confirmé ce que l’on explique depuis de longs moments déjà : dès que la hiérarchie offensive est logique, cette équipe peut devenir extrêmement séduisante. Bien sûr, Tristan Thompson ne battra pas son record en carrière tous les soirs (35 points) mais il a montré tout son leadership dans les moments chauds, replaçant ses jeunes coéquipiers et les encourageant en permanence.  Le genre de petits détails que l’on remarque plus facilement les soirs de victoire

 

 

Fan des Cavaliers depuis 2013, je cherche depuis une raison de m'accrocher à une équipe qui passe le plus clair de son temps à me détruire le cœur.

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