Reseaux sociaux

Draft

Quel joueur les Cavs doivent-ils drafter ?

Quel joueur les Cavs doivent-ils drafter ?

À l’approche de la loterie qui va bientôt déterminer l’ordre de la draft NBA 2020, il est temps de se replonger rapidement dans nos vieilles notes de scouting report abandonnées depuis l’interruption du championnat NCAA il y a quelques mois. Car plus on avance, et moins cette draft est lisible et facile à appréhender pour la franchise de l’Ohio. Beaucoup de noms sont sur les big boards, les rumeurs commencent à sortir et, si tout le monde est pour l’instant occupé à regarder les exploits de T.J. Warren et Mike Muscala dans la bulle d’Orlando, il va bien falloir se faire un avis sur les futurs rookies. Alors, qui est-ce qu’on prend ?

Mais avant de penser à drafter des joueurs, il faut bien prendre le temps d’analyser le roster monté par Koby Altman et les besoins de l’équipe.

Alors, où en sont les Cavs ?

La première chose qui saute aux yeux, c’est un certain déséquilibre entre le back-court et le front-court. Depuis déjà deux saisons, Altman a drafté 4 joueurs, tous jouant sur les postes extérieurs ou, a minima, sur l’aile. Et pourtant, les meilleurs joueurs sont encore les vétérans qui règnent dans la peinture.

En regardant le roster actuel, on peut rapidement créer différents groupes :

Tout d’abord, il y a les building blocks, ces joueurs jeunes sur lesquels la franchise de l’Ohio doit compter. Ils sont encore très loin d’avoir atteint leur potentiel mais ce sont les joueurs les plus importants de la reconstruction. Le staff technique a été modelé afin de les faire progresser et la saison 2020/2021 sera encore une fois centrée sur leur développement.

On trouve dans ce groupe seulement 3 joueurs : DARIUS GARLAND, COLLIN SEXTON et KEVIN PORTER JUNIOR.

Viennent ensuite les role players, des joueurs de tout âge qui contribuent à chaque match de différentes manières. Ce sont des pièces essentielles à la construction d’une équipe mais sans pour autant être indispensables en tant que tels. Leurs rôles et la manière dont ils les remplissent sont plus importants que leurs noms.

On trouve ici 3 nouveaux joueurs : CEDI OSMAN, DYLAN WINDLER et LARRY NANCE JUNIOR.

Ensuite, nous avons les vétérans, les meilleurs joueurs et ceux qui doivent, en théorie, aider au développement des plus jeunes membres de l’effectif.

On trouve ainsi KEVIN LOVE, ANDRE DRUMMOND et TRISTAN THOMPSON.

Enfin, il y a les joueurs de compléments. Des joueurs parfois utiles mais souvent cantonnés au banc des remplaçants, ceux qui ne jouent pas souvent mais qui doivent quand même pouvoir aider l’équipe dès qu’elle a besoin d’eux.

C’est cette catégorie qui est la plus remplie dans l’Ohio avec Alfonso McKinnie, Dante Exum, Matthew Dellavedova, Dean Wade et Jordan Bell.

Joueur Âge Position
Darius GARLAND 20 PG
Matthew DELLAVEDOVA 29 PG
Collin SEXTON 21 SG
Kevin PORTER Jr 20 SG
Dante EXUM

25

SG
Cedi OSMAN 25 SF
Dylan WINDLER 23 SF
Alfonso MCKINNIE 27 SF
Kevin LOVE 31 PF
Larry NANCE Jr 27 PF
Jordan BELL 25 PF
Dean WADE 23 PF
Andre DRUMMOND 27 C
Tristan THOMPSON 29 C

 

Déjà, il convient de remarquer que chaque catégorie correspond plus à un poste spécifique. Les précédentes drafts ont ramenées de jeunes guards, les role players sont surtout des joueurs versatiles sur les postes 3 et 4 tandis que les vétérans constituent la base de la peinture. Enlevons maintenant les joueurs inutiles et garons à l’esprit les trois premières catégories afin d’analyser les bonnes et les mauvaises choses dans chacune d’entre elles.

La première chose à saluer dans la construction du roster par Koby Altman, c’est que même si les Cavs possèdent 3 jeunes joueurs sur les deux postes arrières, aucun d’entre eux ne possèdent le même profil que son coéquipier. Entre le bulldog SEXTON, le longiligne et aérien KPJ et le gestionnaire GARLAND, ils ne se marchent pas dessus offensivement.

C’est malheureusement défensivement que le bât blesse. Trop petits, GARLAND et SEXTON ne peuvent pas cohabiter face à des back-courts plus grands qu’eux, sans compter leur manque de science défensive. GARLAND est d’ailleurs le principal problème dans le 5 majeur des Cavaliers à cause de son manque de capacités physiques, d’endurance et de dureté. Il n’a jamais réussi à défendre efficacement lors de sa première saison malgré des instincts pas toujours ignobles.

Au niveau des role players, le constat est similaire. Si le tir à 3 points continuent de progresser chez NANCE et OSMAN et que les deux joueurs sont de bons joueurs d’équipes balle en main, aucun d’eux n’est assez solide défensivement pour poser de réels problèmes aux meilleurs attaquants adverses. Cleveland manque d’un joueur capable d’unir l’équipe défensivement, de s’occuper tous les soirs du meilleur extérieur adverse. On aime beaucoup Dylan WINDLER mais rien dans ce que l’on connaît de lui ne laisse à penser qu’il peut être ce joueur dont les Cavs ont tant besoin.

Dans la peinture, le constat est à nouveau similaire. De l’expérience, des capacités offensives et de la diversité mais, à l’exception de Tristan THOMPSON et de quelques bribes d’Andre DRUMMOND, c’est trop tendre défensivement pour que les Cavaliers puissent espérer quoi que ce soit au très haut niveau. En plus de cela, nous avons affaire à des joueurs qui sont sur la pente descendante et à la mentalité douteuse, parfois nonchalante et désintéressé. Surtout, les deux pivots des Cavaliers ont un futur plus qu’incertain, le canadien va être free-agent cet été et DRUMMOND n’a toujours pas confirmé qu’il activerait sa player option. Donc si le poste 5 semble bouché, tout peut très vite changer dans l’Ohio.

Bien sûr, d’autres défauts sont présents, mais le problème récurrent dans l’Ohio depuis quelques saisons, c’est l’incapacité à créer une véritable assise défensive. Il est impossible de prétendre à quoi que ce soit en NBA quand sa défense est la pire de la ligue, c’est LA PRIORITÉ ABSOLUE.

PG SG SF PF C
GARLAND SEXTON OSMAN LOVE DRUMMOND
? KPJ WINDLER NANCE THOMPSON

 

Ainsi, comme nous pouvons le voir, il n’existe qu’un seul poste très clairement chargé dans l’Ohio, c’est celui de poste 2. COLLIN SEXTON s’est imposé comme l’un des meilleurs scoreurs de sa génération lors de la dernière saison, terminant même les derniers mois avec une moyenne de 24 points par match. Même si son style de jeu n’est pas le plus élégant, le natif de Géorgie est devenue une valeur sûre de la rotation de J.B. Bickerstaff grâce à sa capacité, rare dans l’effectif, à se créer son propre tir. Sa fin de saison en boulet de canon laisse augurer de bonnes choses pour la suite de sa carrière et les Cavaliers doivent plus que jamais compter sur lui, que ce soit sur le parquet ou en dehors, là où sa force de travail peut être l’un des blocks d’une culture basée sur le travail.

KEVIN PORTER JUNIOR a quant à lui été le rayon de soleil d’une nouvelle saison morose dans l’Ohio. Sélectionné en 30ème choix de la draft 2019, il est monté en puissance tout au long de la saison en réalisant quelques actions de très grandes classes, montrant tour à tour ses qualités athlétiques supérieures à la moyenne et un sens de la passe très sous-estimé. Même si ses statistiques furent modestes (à peine 10 points par match), c’est à corréler avec un temps de jeu faible en début de saison et un rôle offensif en retrait lors de ses premiers matchs.

À l’opposé du poste de shooting guard qui est « complet », l’effectif compte deux points faibles d’envergure : la mène et l’aile.

DARIUS GARLAND a du talent. Jusqu’ici c’est évident, pourtant sa saison rookie a été une déception à bien des égards. L’ancien joueur de Vanderbilt University a mis du temps à trouver son rythme en NBA après une saison universitaire quasiment blanche (5 matchs) et beaucoup au sein du front office estime que l’on n’a pas vu un GARLAND à 100% de ses capacités sur cette première saison. On est en droit de l’espérer mais l’inquiétude prédomine compte tenu de ses difficultés en défense et de son incapacité à attaquer le cercle convenablement. Au-delà du rookie, le poste de meneur manque d’une réelle alternative car ni Dellavedova ni Exum n’offrent de garanties suffisantes en termes de niveau de jeu et de gestion du rythme.

Sur les ailes, le constat est différent. L’équipe possède de bons joueurs de rotations mais aucun ne semble pouvoir s’affirmer comme un titulaire indiscutable dans une ligue dominé par les forwards. CEDI OSMAN est intéressant mais n’est au mieux qu’une 7ème option dans une équipe jouant le titre. Si le Turc a une vraie côte d’amour à la Rocket Mortgage Fieldhouse grâce à son énergie, sa volonté et une capacité certaine à faire plein de petites choses utiles sur le terrain, il est trop léger pour être une option viable sur le long-terme.

Ainsi, avant d’analyser la draft NBA, nous voilà avec un résumé détaillé des forces et faiblesses des Cavaliers. Si le poste 2 est loaded,  la franchise de l’Ohio manque de profondeur sur le poste 1 où Darius Garland n’a pas encore prouvé qu’il était un choix indiscutable pour l’avenir, ainsi que sur l’aile avec un manque de versatilité et de défense très problématique à ce niveau. Mais au final, bien plus que certains postes, c’est le roster entier qui manque de certaines qualités essentielles à la construction d’une équipe dominante : la dureté, la défense et peut-être tout simplement le talent…

Alors est-ce que les Cavs trouveront LE joueur parfait le soir de la draft ? Et bien… Oui et non. Si Cleveland manque de talent, cette draft est malheureusement bien délicate à trouver enthousiasmante. On le sait, les reconstructions de franchise sont souvent accélérées par des joueurs uniques, les exemples récents ne manquent pas avec les Ja Morant, Zion Williamson ou Luka Doncic et c’est après cette pépite, ce talent que les Cavs courent désespérément. Et ce n’est sans doute pas cette année qu’ils trouveront leur bonheur.

Comprenez bien, il est tout à fait probable que certains joueurs de cette draft finissent par émerger et devenir de très bons joueurs NBA. Mais il est pour l’heure impossible de deviner lesquels et surtout, impossible de savoir si ces joueurs sont ceux dont les noms seront appelés en premier le soir de la draft.

Aujourd’hui, une sorte de consensus se dessine autour de 8 joueurs attendus très haut en octobre. Chaque joueur possède des qualités certaines et nous donne de bonnes raisons de croire en son potentiel mais aucun d’eux n’est parfait et il crée tous de nombreux débats quant à leur niveau de jeu, leur adaptabilité en NBA ou leurs qualités mentales.

En sachant déjà que les Cavaliers ne sélectionneront sans doute pas Killian Hayes, nous vous proposons un rapide retour sur les 7 prospects que les Cavs vont regarder de très très près.

 

 

LAMELO BALL, future superstar ou super boulet ?

POINT GUARD / 2M03
Les + Les –
–          Une vision du jeu +++

–          Une vraie capacité à jouer le PnR

–          Grande taille (+ de 2m)

–          Un handle de qualité supérieure

–          Potentiel athlétique

–          Peu diriger le jeu d’une équipe NBA dès le 1er jour

–          Une hype phénoménale

–          La défense

–          Sa capacité à être une vraie menace extérieure avec un shoot peu orthodoxe

–          V’là la sélection de tirs dégueu

–          Une mentalité sûr et en dehors du terrain à étudier

–          Un père excentrique

 

ANTHONY EDWARDS, un corps de taureau mais un cerveau de moineau ?

SHOOTING GUARD / 1M95 / 101 KGS
Les + Les –
–          Un corps NBA ready

–          Vitesse + puissance + détente

–          Un chien enragé en transition

–          Sa capacité à mettre des tirs compliqués

–          Potentiel pyromane de 1er plan

–          Potentiel défensif très solide

–          Vrai slasher avec deux mains pour la finition

–          Une sélection de tirs abominable

–          Une concentration et une implication pas toujours bonnes et suffisantes

–          Un shoot à travailler, à longue distance comme aux lancers francs

 

JAMES WISEMAN, plancher incertain mais plafond au-dessus des nuages ?

CENTER / 2M13 / 110 KGS
Les + Les –
–          Une mobilité verticale exceptionnelle

–          Capacité à bloquer des shoots grâce à une immense envergure (2m28)

–          Fini très bien au cercle grâce à une détente haute et rapide

–          Cible parfaite pour les alley-oops

–          Rebondeur sérieux

–          Potentiel défensif hors-norme

–          Shoot à travailler mais quelques promesses

–          QI Basket

–          Sélection de tirs

–          Compréhension de ses qualités et du rôle qui doit être le sien

–          Capacité à suivre les guards (mauvaise mobilité latérale)

–          Ne sait pas encore se placer en défense pour faire le meilleur usage de son corps

–          Manque de puissance pour dominer en attaque au poste bas

–          Envie (aime-t-il vraiment le basket ?)

–          Dureté au contact

 

DENI AVDIJA, un ailier blanc européen prometteur, plus Doncic ou Osman ?

Maccabi Fox Tel Aviv’s Deni Avdija controls the ball during the Euro League basketball match between Olimpia Milan and Maccabi Fox Tel Aviv, in Milan, Italy, Tuesday, Nov. 19, 2019. (AP Photo/Antonio Calanni)

SMALL FORWARD / 2M03 / 95 KGS
Les + Les –
–          Attitude professionnelle

–          Création pour lui et les autres à travailler mais de jolis progrès

–          Vision du jeu

–          Grande polyvalence théorique des deux côtés du terrain avec du travail

–          Expérience du haut-niveau

–          Bonne défense au poste bas

–          Touche un peu à tout

–          QI Basket

–          Plancher élevé

–          Manque d’explosivité

–          Handle prometteur mais pas encore assez fort pour compenser son manque de vitesse en 1v1

–          Manque de capacités athlétiques

–          Un shoot en progrès mais il devra encore travailler pour être une menace sérieuse en NBA

–          Potentiel limité … ?

 

ONYEKA OKONGWU, Tristan Thompson ou Bam Adebayo ?

CENTER / 2M06 / 110 KGS
Les + Les –
–          Mobilité latérale / verticale +++

–          Contreur actif et doué

–          QI basket

–          Second jump

–          Va très vite vers le cercle

–          Pose de bons écrans

–          A de bonnes mains

–          Très bon joueur de pick and roll

–          Mentalité +

–          Quelques moves au poste

–          Tir extérieur à travailler but who cares ?

–          Manque de taille pour dominer en attaque au poste bas

–          Passes à travailler : s’inspirer de Bam Adebayo

–          Potentiel limité ?

 

OBI TOPPIN, meilleur joueur universitaire mais potentiel limité ?

POWER FORWARD / 2M06 / 100 KGS
Les + Les – 
–          Finition au cercle +++

–          Grosse détente verticale

–          Apporte du spacing

–          Lâche de gros dunks

–          Scoreur complet

–          Qualité de passes au poste bas +

–          Joueur collectif

–          Âge (déjà plus de 22 ans)

–          Doit continuer à progresser au shoot pour être une vraie menace en NBA

–          Mobilité latérale

–          Capacités défensives et implication

–          Puissance au poste bas en défense

 

ISAAC OKORO, à un shoot près d’être dans le Top 5 de manière indiscutable ?

Jan 11, 2020; Auburn, Alabama, USA; Auburn Tigers forward Isaac Okoro (23) reacts after a dunk on the Georgia Bulldogs during the second half at Auburn Arena. Mandatory Credit: John Reed-USA TODAY Sports

SMALL FORWARD / 1m98 / 100 KGS
Les + Les – 
–          Finition au cercle +++

–          Corps NBA ready

–          Bonne détente verticale

–          Joueur collectif

–          Bonne vision du jeu

–          Gros slasheur

–          Mentalité ++

–          Potentiel intrigant

–          Joueur collectif

–          Défenseur exceptionnel en 1v1

–          Bonne lecture des attaques adverses

–          Corps solide et rapide : peu défendre plusieurs postes sans souci

–          Shoot trop inconsistant pour être une menace

–          Hésites trop avant de shooter, sera préjudiciable en NBA

–          Lancers francs à travailler d’urgence

–          Manque de statistiques défensives (contres + steals) pour confirmer l’eye test

 

 

Ainsi, nous voilà avec 7 joueurs, tous différents, afin de trouver LA perle rare pour les Cavaliers qui, on le répète, ont des besoins très clairement définis :

  • Du talent : une potentielle superstar est réclamée,
  • Un meneur, possiblement de grande taille pour pouvoir défendre les postes 2 aux côtés de Collin Sexton,
  • Un ailier capable d’apporter un peu de playmaking et de défendre les meilleurs joueurs adverses,
  • Un pivot capable de poser des écrans offrir des solutions sur pick and roll et surtout de défendre la peinture.

Afin d’y voir encore plus clair, je vous propose de remplir chaque caractéristique en classant les joueurs :

  • Le potentiel
TIER JOUEURS
1 ANTHONY EDWARDS

LAMELO BALL

JAMES WISEMAN

2 ISAAC OKORO
3 ONYEKA OKONGWU

DENI AVDIJA

OBI TOPPIN

 

  • Le niveau de jeu actuel : capacité à impacter une équipe NBA dès le 1er jour
TIER JOUEURS
1 ONYEKA OKONGWU

DENI AVDIJA

OBI TOPPIN

2 LAMELO BALL

ISAAC OKORO

3 ANTHONY EDWARDS

JAMES WISEMAN

 

  • Un meneur de grande taille :
TIER JOUEURS
1 LAMELO BALL
2 DENI AVDIJA
3 ANTHONY EDWARDS

ISAAC OKORO

 

  • Un ailier capable de défendre
TIER JOUEURS
1 ISAAC OKORO
2 DENI AVDIJA
3 ANTHONY EDWARDS

 

  • Un rim-runner défensif
TIER JOUEURS
1 ONYEKA OKONGWU
2 JAMES WISEMAN
3 OBI TOPPIN

 

Les Cavs ont d’ores et déjà annoncé qu’ils sélectionneraient le meilleur joueur disponible lors de la draft 2020. Si le potentiel est la priorité de Koby Altman, son choix devrait logiquement se porter sur LAMELO BALL, ANTHONY EDWARDS ou JAMES WISEMAN. Les 3 prospects sont remplis d’incertitudes mais leurs qualités physiques et / ou techniques sont des promesses qu’il serait délicat d’ignorer.

Mais cette draft est différente des précédentes. Aucune superstar n’est garantie ou certaine. Tous les joueurs sont perclus de défauts inquiétants (QI basket, mentalité loin d’être optimale, etc) et peut-être qu’il faudrait aborder la draft sous un autre angle car, hormis LAMELO BALL qui apporterait du playmaking, de la taille pour jouer aux côtés de COLLIN SEXTON et/ou de KPJ et un intérêt renouvelé pour les Cavaliers, WISEMAN et EDWARDS sont peu convaincants.

Le premier possède une motivation et une attitude très délicates à intégrer dans un projet qui se veut baser sur la compétition, le dépassement de soi et la volonté de gagner avant tout. L’autre joue au même poste que les deux meilleurs jeunes joueurs des Cavaliers et leurs styles de jeu sont loin de s’accorder autant qu’il ne le faudrait. Si le talent doit souvent primé, drafter EDWARDS serait compromettre le développement de 3 joueurs d’un seul coup, quelque chose qui n’a aucun sens pour ces Cavs-ci, d’autant que les défauts du joueur de Georgia posent question.

Les Cavs ont des défauts profonds et qu’il est nécessaire de corriger rapidement si l’équipe veut progresser et enfin enclencher une nouvelle phase de son histoire. Régler la défense doit être une priorité afin de pouvoir partir sur des bases saines et espérer être compétitifs dans un futur plus ou moins proches. Pour installer une culture, il faut des joueurs capables de défendre efficacement, de répéter les efforts, de travailler dur et d’avoir une mentalité exemplaire.

Et ça tombe bien, parce qu’il y a 3 joueurs qui correspondent aux critères, les trois chouchous de la rédaction : ISAAC OKORO, DENI AVDIJA, ONYEKA OKONGWU.

En plus d’avoir un niveau de jeu excellent et capable d’intégrer une rotation NBA sans trembler, ces trois joueurs sont de gros travailleurs. Ils aiment le basket, ils aiment la compétition et ils ont fait preuve d’une insatiable envie de progresser tout au long de leur parcours. En plus d’être de bons défenseurs, AVDIJA et OKORO pourraient devenir de vraies menaces offensives. Une bonne vision du jeu, un handle qui progresse constamment, des vraies qualités à la passe, ce sont des choses qui font envie, alors si le shoot finit par être réglé…

De son côté, OKONGWU a tout pour s’imposer durablement en NBA. Solide physiquement, très mobile, il peut devenir une sorte de Tristan Thompson ++, capable de switcher sur les extérieurs adverses, de suivre les ailiers tout en restant une présence dissuasive dans la peinture. Offensivement, il dépendra évidemment de ses coéquipiers et c’est ce point précis qui peut freiner les Cavaliers, les difficultés d’OKONGWU à dominer offensivement.

Pour conclure, les Cavaliers vont avoir fort à faire pour améliorer leur roster. Peu importe le joueur qu’Adam Silver appellera le 16 octobre 2020, ce dernier ne pourra pas résoudre à lui seul les nombreux défauts d’un roster déséquilibré et encore en chantier. Mais en faisant un choix judicieux, Koby Altman pourrait enfin donner de la cohérence au projet qu’il met en place depuis deux saisons et faire un pas en avant dans la quête de respectabilité des Cavaliers. Vous l’aurez compris, à la rédaction, les choix sont faits. Si LAMELO BALL peut nous offrir un duo de folie avec KEVIN PORTER JUNIOR et refaire parler des Cavaliers, les chances de pouvoir le sélectionner sont assez minces (14% au final). C’est sans doute vers OKORO, AVDIJA et OKONGWU qu’iront nos prières le soir de la draft, trois joueurs à la mentalité irréprochable, trois gamins sur lesquels on peut construire une culture. Sainte Loterie et Saint Koby, priez pour nous.

Fan des Cavaliers depuis 2013, je cherche depuis une raison de m'accrocher à une équipe qui passe le plus clair de son temps à me détruire le cœur.

Click pour commenter

Repondre

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *