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Top 50 des Cavaliers : N°13 Tristan Thompson

Top 50 des Cavaliers : N°13 Tristan Thompson

*Pour des raisons évidentes de politesse, de respect des personnes (pour ne pas insulter leurs morts) et afin de rester fidèle à la ligne éditoriale de Cavs France, l’auteur se refuse à commenter la vie privée de Tristan Thompson et ne jugera que les performances sportives du joueur*

Quand est venu l’heure de faire le top 50 des plus grands Cavaliers de l’histoire, Tristan Thompson était un no-brainer. Et pourtant, voilà un joueur particulier.

Né dans l’Ontario le 13 mars 1991, Tristan Trevor Thompson fait partie des joueurs qui auront tout connu dans l’Ohio. Après avoir grandi dans la banlieue de Toronto, il déménage aux États-Unis à l’heure d’entamer son cursus lycéen et s’est dans le New Jersey, dans la ville de Newark qu’il continue à étaler son talent pour le basket.

Cependant, après trois saisons au Saint-Benedict High School et alors qu’il est scruté par tous les scouts du pays, il s’embrouille violemment avec son coach, Dan Hurley. Ce dernier va même jusqu’à le suspendre de l’équipe, poussant Tristan Thompson a changé de formation, rejoignant le Nevada et son compatriote Cory Joseph.

Avec la Frindlay Prep, Tristan Thompson devient un impact player renommé au niveau lycéen. Mieux, il va conduire son lycée à deux titres nationaux consécutifs en 2009 et 2010, les premiers de l’histoire de l’école. Ses accomplissements lui valent d’être nommé McDonald’s All-American et Jordan Brand All-Americain.

Engagé verbalement avec les Longhorns du Texas depuis l’été 2008, Tristan Thompson tient sa promesse et intègre la prestigieuse université, devenant aussitôt le leader d’une formation solide qui parviendra jusqu’en seizième de finales de la March Madness.

Avec 13.1 points et 7.8 rebonds de moyenne, il est élu freshman de l’année de la conférence Big 12 avant d’être nommé dans la Big 12 All-Freshman Team, dans la Big 12 All-Defensive Team ainsi que dans la All-Big 12 Second Team.

Cumulant les honneurs, il se présente à la draft 2011 le 21 avril de cette même année, mettant fin à son cursus universitaire.

Le soir de la draft, Cleveland possède deux choix dans le top 4. Le premier choix, issu d’un échange avec les Clippers, servira à sélectionner Kyrie Irving, censé représenter l’équipe suite au départ de LeBron James. Et, alors que de nombreux futurs grands joueurs se trouvent encore dans la liste des inscrits (Klay Thompson, Kawhi Leonard, Jimmy Butler, Isaiah Thomas, etc), les Cavaliers vont jeté leur dévolu sur l’intérieur de Texas University.

À l’époque, celui qui est encore perçu comme un ailier fort, propose un profil intéressant, entre un potentiel partenaire de pick and roll pour Kyrie Irving et un physique solide et malléable, capable de défendre plusieurs postes et profils adverses.

Tristan Thompson traînera souvent la comparaison avec les autres joueurs sélectionnés lors de la draft 2011. Que seraient devenus les Cavs s’ils avaient formé un backcourt entre Kyrie et Klay ? Ou si Kawhi était venu s’imposer sur l’aile ? Voilà des dystopies alléchantes et intrigantes auquel Tristan Thompson n’a jamais prêté attention.

Dès son arrivée, ses lacunes sont criantes mais ses qualités également. Son rôle est déjà tout trouvé. Il sera l’aboyeur, l’energizer, le travailleur de l’ombre.

Titulaire indiscutable dès sa deuxième saison, il ne brille pas par ses statistiques mais par sa dureté, ses écrans, ses rebonds offensifs qui feront de lui l’un des meilleurs éboueurs de la NBA.

La donne change en 2014. Quand LeBron revient de son exode floridien, Tristan Thompson retrouve le banc, laissant le poste 4 à Kevin Love, la star des Wolves venue montée un Big Three avec le King et Kyrie.

Et dès la première saison, les Cavs échouent à quelques marches du titre. À une clé de bras de Kelly Olynyk et un mauvais sort jeté au genou de Kyrie Irving plus exactement. Mais durant cette première post-season, Tristan a éveillé la curiosité de la ligue. Dans une équipe déplumée, il aura épaulé un LeBron surhumain pour entretenir l’espoir du titre.

Devenu l’un des meilleurs rebondeurs offensifs de la planète, il est alors agent-libre et les Cavaliers, déjà surchargé au niveau des salaires sont dans l’impasse pour le resigner. Le dossier traîne en longueur, à tel point qu’à la reprise du training camp, Tristan Thompson est toujours sans contrat. C’est finalement le 22 octobre 2015 qu’un accord est trouvé, gardant le pivot à Cleveland pour 5 saisons supplémentaires, moyennant un pactole de 82 millions sur 5 ans.

Avec un salaire à assumer, Tristan Thompson commence une nouvelle saison prometteuse, au sein de Cavaliers revanchards. Le 26 mars 2016 il dispute son 341ème match consécutif, égalant le record de Jim Chones (il jouera 447 matchs consécutifs avant de se blesser au pouce en avril 2017).

Alors que les playoffs démarrent, Tristan est devenu le pivot titulaire de l’équipe, apportant une mobilité et une vitesse dont n’était pas capable son concurrent Mozgov. Alors que les Cavaliers roulent sur l’Est, ils sont rapidement mis en déroute par les Warriors lors des Finales. Menés 3-1 et dos au mur, Cleveland va alors pouvoir compter sur un Tristan Thompson possédé.

15 rebonds lors du Game 5, 15 points et 16 rebonds lors d’un Game 6 extraordinaire d’énergie et de hargne avant de paraître plus en retrait lors d’un Game 7 de légende.

Cleveland s’impose et Tristan est désormais une icône des Cavaliers. Son contrat, si massif et critiqué, ne sera jamais aussi éloigné des discussions qu’au cours de cet été fabuleux pour l’Ohio.

Pourtant, il reviendra rapidement au coeur de ces dernières. Décevant en 2017 lors de nouvelles finales en attrapant moins de rebonds que Steph Curry, il ne pourra pas apporter suffisamment d’énergie lors de la débâcle des finales 2018.

Aujourd’hui, Tristan Thompson a changé. Après une première saison post-LeBron catastrophique dans l’attitude malgré des stats convenables, il est aujourd’hui le nouveau leader de Cavaliers nouvelle génération, bien décidé à devenir une future place forte de la NBA et comptant sur les rares survivants de l’ère LeBron pour conduire les jeunes pousses vers les cimes.

Au final, Tristan Thompson n’aura jamais réalisé de grandes performances dans la continuité. Son début de saison 2019/2020 doit confirmer les immenses progrès obtenus mais Tristan n’a jamais été et ne sera jamais une star. Certes, son leadership a progressé, son impact sur le terrain est plus important que jamais et son jeu offensif s’est enfin doté d’un Go-to-move, mais est-ce important de ne pas être une star ?

Aujourd’hui, le pivot des Cavaliers est décidé à obtenir le respect de la NBA, de ses pairs, des coachs adverses et des observateurs et malheureusement, rien ne dit qu’il accomplira cet objectif aux Cavaliers.

Agent-libre à l’été 2020, sa valeur marchande est au plus haut et nombreuses sont les équipes prétendantes au titre qui devraient regarder de près le pivot des Cavaliers.

Quoi qu’il en soit, Tristan aura gagné son titre et les coeurs de tout un état en 2016 et, même si sa carrière aux Cavaliers était amenée à prendre fin plus tôt qu’espérée, son impact restera à jamais gravé dans les livres statistiques de l’équipe :

  • 9ème joueur ayant disputé le plus de matchs sous le maillot des Cavs (573), il passera 6ème s’il joue tous les matchs d’ici la fin de saison.
  • 8ème au nombre de minutes (16 009).
  • 2ème au nombre de rebonds offensifs.
  • 5ème au nombre de rebonds défensifs.
  • 4ème au nombre de rebonds.
  • 7ème au nombre de contres.
  • 6ème au pourcentage aux shoots

 

 

Fan des Cavaliers depuis 2013, je cherche depuis une raison de m'accrocher à une équipe qui passe le plus clair de son temps à me détruire le cœur.

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