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Top 50 des Cavaliers : N°19 Craig Ehlo

Top 50 des Cavaliers : N°19 Craig Ehlo

Le joueur du jour est certainement le plus connu des malchanceux. A l’image d’un Chandler Parson ou d’un Paul Georges face à Damian Lillard ou encore d’un Tyronne Lue face à Iverson, ce pourquoi Craig Ehlo est principalement connu est un shoot sur la truffe…

Notre joueur est né le 11 Aout 1961, à Lubbock dans le Texas. Combo arrière-ailier, il se fait remarquer lors de ses deux années à l’université de Washington State où il jouera pour les Cougars. La-bas, il aura une production de 8.5 points, 3.2 passes décisives et 2.7 rebonds par match en 25.5 minutes de moyenne.

Il aura la chance de connaître la grande ligue à la sortie de l’université, en étant recruté à la 48ème place de la draft 1983, par les Houston Rockets.

Il restera trois années dans le Texas. Avec 88 matchs en trois ans et une moyenne 2.4 points, 0.7 passes décisives et 0.9 rebonds par match pour 5.1 minutes de temps de jeu. Il y découvrira également les play-offs lors des saisons 1984/1985 et 1985/1986. Les Rockets atteindront même les finales NBA lors de cette dernière année, qu’il perdront face aux Boston Celtics.

C’est lors de la saison 1986/1987 qu’il rejoint Cleveland, la franchise dans laquelle il restera le plus longtemps dans sa carrière. Là où il sera connu pour une action subit… L’équipe qu’il rejoint cette année est certainement la meilleure, avant le titre de 2016, que la franchise de l’Ohio est connue. En effet, des joueurs tels que Mark Price , Ron Harper , Brad Daugherty , John «Hot Rod», Williams et Larry Nance font les beaux jours de la franchise pourpre et or. Il savait qu’il venait pour rejoindre la « second unit », mais intégrer une telle équipe était difficilement négligeable. Pour sa première saison, il profite des blessures pour gagner du temps de jeu et tourne en 6.2 points, 2.1 passes décisives et 3.7 rebonds de moyenne par match. Il aura même l’occasion de jouer les play-offs dès sa première année avec 8.8 points, 3.4 passes et 3.6 rebonds de moyenne.

Pour sa deuxième saison chez les Cavs, Craig jouera presque tous les matchs, malgré une équipe tout aussi qualitative que la saison précédente. Toujours cantoné dans la « second unit », il n’en demeurre pas moins un joueur de qualité avec 7.1 points, 2.6 passes décisives et 3.5 rebonds. La saison des Cavs lui permettra de connaître les play-offs en fin de saison et de rencontrer celui qui allait devenir son nemesis du côté de Chicago, j’ai nommé Michael Jordan. A cette époque, le premier tour des play-offs se jouait aux meilleurs des 5 matchs et même si Chicago se qualifiera 3-2 face à Cleveland, « His Airness » aura éclaboussé de son talent les confrontations des deux équipes, avec une moyenne de 45.2 points, 4.8 passes et 5.4 rebonds de moyenne par match. Il se permettra même deux matchs à 50 minimum sur cinq matchs. Craig Elho eu l’occasion, durant ces rencontres, de comprendre la raison pour laquelle MJ fait partie des plus grands.

La troisième saison sera certainement la plus traumatisante pour le joueur des Cavs. D’un point de vue personnelle, Craig jouera l’intégralité des 82 matchs pour une moyenne 7.4 points, 3.2 passes décisives et 3.6 rebonds de moyenne par match. Restant ainsi sur les bases qu’on lui connaissait. C’est lors des play-offs qu’il connaîtra sa plus grande déception. En effet, pour la deuxième année consécutive, Cleveland retrouve Chicago pour le premier tour des play-offs et l’histoire est proche de se répéter. En effet, le 7 Mai 1989 au  Coliseum de Ritchfield, alors qu’il y a 2-2 dans la série, les deux équipes se retrouvent pour un match décisif dans cette série. Les deux équipes se tiennent, se rendant coup pour coup, étant au coude à coude dans le quatrième quart-temps. Il ne reste plus que neuf secondes, Jordan reçoit le ballon en isolation, il est défendu par Elho il le déborde, avec un léger coup de coude au passage, et rentre un shoot aux abords de la peinture, devant un Larry Nance trop éloigne, donnant l’avantage aux Bulls, 98-99. Sur la remise en jeu, suite au temps-mort demandé par les Cavs, Craig Elho, parfaitement gêné transmet la gonfle à Larry Nance, qui lui remet immédiatement, laissant le joueur des Cavs filer au panier et prendre un tir avec l’aide de la planche, permettant ainsi à Cleveland de reprendre la tête, 100-99 et 3 secondes à jouer. Les Bulls demanderont immédiatement le timeout. Tout le monde savait que le dernier shoot serait pour Jordan et il allait être difficile de l’arrêter. Sur la remise en jeu, Nance et Ehlo se retrouve au marquage de l’arrière des Bulls. S’il arrive à se démarquer du premier, le second le collera, mais pas assez près. Craig prend du retard sur la course de Jordan, qui s’arrête et s’élève pour prendre un tir. Le joueur des Cavs arrive en courant et saute pour essayer de le gêner, mais c’est déjà trop tard, Air Jordan voit le défenseur lui passer devant et viendra inscrire « The Shot » devant un public calmé, une équipe médusé et un Ehlo dépité, assis sur le parquet, voyant son adversaire célébrer ce qui allait devenir un tir légendaire.

Les quatre saisons suivantes seront de meilleur acabit statistiquement parlant avec une moyenne de 11.9 points, 4.0 passes décisives et 5.0 rebonds de moyenne par match. Il partira ensuite du côté d’Atlanta pendant trois saisons et une dernière saison à Seattle, avant de prendre sa retraite.

En 14 saison dans la grande ligue, Craig Elho aura accumulé près de 7492 points, 3139 rebonds et 2456 passes décisives et une moyenne de 8.6 points, 3.6 rebonds et 2.8 passes décisives par match.

En 2010, après une troisième opération au dos en 2010, résultant de blessures accumulées au cours de sa carrière dans la NBA, sa famille l’avait confronté à sa dépendance à l’hydrocodone. C’est  dans la nuit du 1 er août 2013, que des pompiers aient répondu à un appel à son domicile, suite au sauvetage des membres de sa famille de le voir faire se blesser gravement après qu’Ehlo soit resté dehors près d’un tas de vêtements en feu. Depuis ce jour, après avoir suivi une thérapie, l’ancien joueur de Cleveland ne souffre plus d’aucune dépendance. Triste fin de parcours pour la plus célèbre victime de Michael Jordan.

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