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Top 50 des Cavaliers : N°9 Kevin Love

Top 50 des Cavaliers : N°9 Kevin Love

Alors que ses jours semblent comptés dans l’Ohio, il est grand temps de nous intéresser à l’Amour, le Love avec un grand L. Du haut de ses 31 ans, celui qui est aujourd’hui le joueur le plus âgé du roster des Cavaliers, a tout connu au sein de la Grande Ligue. Futur Hall of Famer, il entame à peine le crépuscule d’une carrière riche en rebondissements, en accomplissements et en Love.

Né à Santa Monica en Californie, Kevin Love est le fils d’un éphémère joueur NBA, Stan Love, un ancien ailier-fort sélectionné au 9ème choix de la Draft 1971. Neveu d’un membre fondateur des Beach Boys, il grandit dans l’Oregon où sa famille était installée. Durant une enfance tournée vers le basket-ball, il joue à Lake Oswego High School en compagnie d’un autre futur Hall of Famer, Klay Thompson.

Très tôt inspiré par le jeu spectaculaire de Wes Unseld, légendaire joueur des Bullets de Washington et coéquipier de son père, il s’installe comme l’un des joueurs les plus dominants du pays lors de ses années lycéennes. Dès sa saison sophomore, il écrase la concurrence avec des moyennes de 25.3 points, 15.4 rebonds et 3.7 passes, dominant ses opposants jusqu’à son année senior au cours de laquelle il scorera 33 points, prendra 17 rebonds et fera 4 passes de moyenne. Allant 3 fois en finale de l’état (1 victoire), il finira son cursus en tant que meilleur marqueur de l’histoire de l’état de l’Oregon avec 2628 points.

Recrue 5 étoiles, il s’engage avec UCLA au cours de l’été 2006, refusant les avances de North Carolina et de l’Université d’Oregon, ancienne faculté de son père. Récupérant le numéro 42 alors accroché au plafond, il prend régulièrement des conseils auprès de légendes locales comme John Wooden ou Bill Walton. Cependant, son refus de jouer pour Oregon entraînera un déchaînement de violence de la part de fans déçus, certains allant jusqu’à menacer sa famille ou à lui laisser des messages obscènes sur son répondeur personnel.

Avec Russell Westbrook à ses côtés, Love portera UCLA jusqu’au titre de la PAC-10 et au Final Four de la March Madness 2008. Consensus First Team All-American, Joueur de l’Année et Freshman de l’Année en PAC-10, il établit des moyennes de 17 points et 10 rebonds lors de son cursus universitaire. Toujours très attaché à UCLA, il a fait un don conséquent à l’Université il y a de cela quelques années, l’équipe lui dédiant alors le Kevin Love Athletic Performance Center construit grâce à ses dons.

Le soir de la draft 2008, Kevin Love est sélectionné en 5ème position par les Grizzlies qui l’échangent aussitôt avec O.J. Mayo, sélectionné par les Wolves. Et ça, c’est un sacré coup réalisé par nos amis les loups car dès sa première saison, Kevin Love s’installe comme une machine à double-double. Avec 11.1 points et 9.1 rebonds malgré un temps de jeu réduit (25 minutes de moyenne par match), il incarne le futur d’une équipe en difficulté depuis la fin des années KG. Il est même sélectionné avec Team USA pour aller remporter son 1er titre majeur, à seulement 21 ans, Kevin Love est officiellement champion du monde.

Il faut attendre sa troisième saison pour le voir exploser aux yeux de la NBA. En 2010-11, Kevin Love prend 15.2 rebonds de moyenne, allant avec 20 points (41.7% de réussite à 3 points). Malgré un début en demi-teinte, il explose littéralement les Knicks en réalisant le premier match à 30 points et 30 rebonds depuis près de 30 ans. Record de franchise pour les Timberwolves, ses 31 rebonds constituait le plus gros total sur un match depuis Charles Barkley 15 ans plus tôt.

Après cette déflagration, il continua sur sa lancée, réalisant un match monstrueux avec 43 rebonds et 17 rebonds face aux Nuggets. Malgré ces performances monumentales, il ne devra sa présence au All-Star Game qu’à la blessure de Yao Ming. Pourtant boudé par les fans et les coachs, Love va marquer l’histoire au cours de cette saison. En effet, il deviendra le recordman du nombre de double-double consécutifs depuis la jonction de la NBA et de l’ABA en 1976. Avec 53 double-double consécutifs, il est encore le meilleur joueur de l’histoire dans ce domaine, devant Karl Malone et ses 51 répétitions.

Most Improved Player incontestable de la NBA, il devient le nouveau visage d’une équipe orpheline de Kevin Garnett depuis plusieurs saisons. Pourtant, les Wolves refuseront un contrat maximum à Kevin Love, préférant donner le seul « designated player » deal à Ricky Rubio. Encore meilleur que la saison précédente, Kevin Love va s’installer comme l’un des meilleurs joueurs de la planète, avec 26 points et 13.3 rebonds de moyenne, il conduit les Wolves à leur meilleur bilan depuis le départ de Garnett, ratant malgré tout les playoffs en finissant 11ème de sa conférence.

All-Star, All-NBA Second Team, 6ème des votes du MVP et champion du 3 Points Contest, Love va dominer la saison, gagnant une place bien méritée pour aller défendre les couleurs américaines aux Jeux Olympiques de Londres en 2012.

Toujours aussi frustré par le manque de talent du roster des Wolves, il ne pourra pas aider son équipe au cours d’une saison 12-13 tronquée par des blessures ) répétitions, notamment deux fractures à la main droite, l’empêchant de disputer plus de 18 matchs. Il se rattrapera la saison suivante en réalisant une nouvelle saison extraordinaire. Épargné par les blessures, il sera titulaire au All-Star Gameet une nouvelle fois nommé All-NBA Second Team, devenant par la même occasion le 1er joueur de l’histoire à réaliser une saison à plus de 2 000 points, 900 rebonds et plus de 100 3 points.

Agent libre à l’été 2015, Kevin Love fait comprendre à sa direction qu’il quittera les Wolves, échaudé par le manque de compétitivité d’une équipe condamnée à jouer dans les bas-fonds de l’Ouest. Et c’est au cours de cet été 2014 que le destin de Love va croiser celui des Cavaliers. Avec un LeBron James ayant fait passé le message clair qu’il fallait renforcer l’équipe, David Griffin va envoyer les deux derniers 1ers choix de draft, Anthony Bennett et Andrew Wiggins, afin de récupérer la dernière saison du contrat de Kevin Love.

Aux côtés de LeBron et Kyrie, l’amour va mettre du temps à trouver sa place. Devenu la troisième option d’une équipe centrée autour de LeBron James, Love se fera publiquement recadré par le King sur Twitter, lui demandant de s’intégrer et de faire les efforts pour fiter au mieux avec l’équipe. Il faudra une blessure causée par cette ****pe de Kelly Olynyk au 1er tour des playoffs pour le priver des premières phases finales de sa carrière. Il contemplera, impuissant, LeBron se faire battre par les Warriors de son vieil ami Klay Thompson.

Il sera à agent-libre pour la première fois de sa carrière a l’été 2015 en signant un contrat de 110 millions de 5 ans. De retour dans le Big Three, il sera précieux aux Cavs jusqu’en Finales où son profil de mauvais défenseur sera parfaitement exploité par les Warriors. Fragilisé par une commotion cérébrale et vivement critiqué par les observateurs, il réussira pourtant un match 7 très solide, avec 9 points et 14 énormes rebonds. Avec un différentiel de +19 lors d’une victoire de 4 petits points et surtout cette défense énergétique sur le double MVP Stephen Curry, il permettra de valider le 1er titre de l’histoire des Cavaliers.

Jun 13, 2016; Oakland, CA, USA; Golden State Warriors guard Stephen Curry (30) shoots the ball against Cleveland Cavaliers forward Kevin Love (0) during the fourth quarter in game five of the NBA Finals at Oracle Arena. Mandatory Credit: Bob Donnan-USA TODAY Sports

Au cours des deux saisons suivantes, Kevin Love retrouvera petit à petit un niveau de All-Star, il sera même sélectionné deux fois pour le match des étoiles, qu’il manquera à cause de quelques blessures, l’empêchant de se mettre en valeur lors du match le plus prestigieux de la saison régulière. Avec deux nouvelles participations aux playoffs et aux finales, il prolongera son contrat à l’été 2018 afin de devenir la figure de proue de ces Cavs post-LeBron.

Pourtant, les blessures continueront de le poursuivre. En manquant 60 matchs lors de la saison 18-19, il manquera l’occasion de rappeler à tout le monde quel joueur d’exception il est…

Aujourd’hui, ses jours sont comptés dans l’Ohio. Cleveland est sur le point de repartir à zéro en axant le projet autour de Garland et Kevin Porter Junior. Peu importe ce que le destin réserve à l’amour. Il est éternel et il restera à jamais comme l’un des meilleurs joueurs à avoir enfilé le maillot wine and gold. Quand son maillot sera accroché au plafond des Cavaliers (et des Wolves ?) et quand il sera intronisé au Hall of Fame, on aura tout le temps de nous rappeler les meilleures moments d’une carrière pleine, au cours de laquelle il sera passé de superstar à paria mais au cours de laquelle il aura tout gagné à l’exception du tournoi NCAA. Pour l’instant, on n’a qu’à profiter de ses probables derniers matchs sous nos couleurs.

Fan des Cavaliers depuis 2013, je cherche depuis une raison de m'accrocher à une équipe qui passe le plus clair de son temps à me détruire le cœur.

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